Chapitre 4
Après ce discours, les
deux personnes se retirent et décident d’affronter leurs
parts de personnalités qu’ils rejettent. Claude part dans une
montagne pour affronter le froid qu’il n’aime pas
beaucoup. Cette personne arrive sur les lieux après une longue
marche, s’assit et a très froid, il ne peut rester immobile
car il a très froid. Il s’assoit par-terre pour affronter ce
froid. Il grelotte pendant plus de trois heures et devient malade.
Après sa maladie son corps s’est habitué à ce froid et peut
méditer sans difficulté. Il avait même décidé de méditer au-dessus
d’une chute d’eau qui renforçait son ascèse et son
organisme. Michel qui était habitué à méditer dans des grottes très
fraîches, décida d’aller affronter la chaleur et parti dans
le désert en Egypte. Il du marcher longuement dans le sable, il ne
fut épargner de rien, le soleil, les tempêtes de sable, les
scorpions et les étrangers sur son passage. Il eut beaucoup mal à
la tête due au soleil brûlant qui martelait son cerveau, fut
assoiffé mais trouva l’oasis qui le revigora. Après avoir
trouvé cette oasis, il décida de méditer près de l’humidité
pour s’apaiser de ses souffrances et faire le vide de tout ce
qu’il avait vécu. Ensuite, il décida de s’éloigner de
l’oasis pour n’entendre que le désert chanter, ce qui
renforça sa méditation. C’était pour eux, leur première étape
a accepter, ils avaient affronté le domaine qui était le plus
difficile pour eux-mêmes et tout cela pour mieux vivre avec autrui.
Après cette longue épreuve, ils se retrouvent sur leur plateau
habituel pour discuter de leurs expériences.
- Claude :
Bonjour, tu as bronzé, où es-tu allé ?
-
Michel : Je suis allé passer quelques mois dans
le désert Egyptien, et toi, tu es blanc comme
neige
-
Claude : Je suis allé sur les montagnes de
l’Himalaya quelques mois aussi
-
Michel : Toi, qui n’aime pas le froid,
pourquoi aller à un endroit où tu as dû
souffrir ?
-
Claude : Je suis allé pour affronter la partie
obscure de ma personnalité ; je ne l’ai pas encore
résolu mais j’ai fais un pas en
avant.
-
Michel : Moi, je suis allé affronter la chaleur
pour les mêmes raisons que toi, et j’y ai appris beaucoup de
choses. Mais nous en apprenons tous les jours n’est ce
pas.
-
Claude : C’est exact mais mon expérience
de cette expédition m’a beaucoup apporté en si peu de temps.
Je suis monté à quatre mille mètres d’altitude et la
sensation d’être si haut et si bas à la fois est très
enrichissante. De plus, j’ai affronté une partie de ma
personnalité rejetée. Oui je peux le dire, beaucoup de souffrance
et beaucoup de richesse intérieure en si peu de
temps.
-
Michel : Renouvelleras-tu ce genre
d’expérience ?
-
Claude : Pas tous les jours mais parfois je
retournerais dans ce genre d’endroit
-
Michel : Quel moment
retiens-tu ?
-
Claude : C’est quand je me suis mis sous
les chutes d’eau, c’est comme si la chute d’eau
ne faisait qu’un avec moi car quand la chute d’eau
accélérait sur tout mon corps, mon esprit était plus grand en
profondeur, il s’ouvrait plus mais quand les chute
d’eau s’amplifiait, je manquais de respiration et ne
put le suivre mais je restais. C’était un travail de maîtrise
soi intéressant que je n’oublierais pas. Et toi
qu’as-tu préféré dans le
désert ?
-
Michel : Moi, cela a été le vent du désert qui
m’a le plus plu. Ce vent qui me portait pendant que je
marchais à la recherche d’une oasis et qui me barrait la
route quand il soufflait dans une autre direction mais qui bourrait
mon corps de sables. Après avoir trouvé une oasis et fut rassasié,
je décidai de m’asseoir et de méditer. Je méditais, et ce
vent portait un grand intérêt pour mon esprit. Le vent calme
m’apaisait avec douceur mais me faisait souffrir à
ne plus respirer quand il soufflait fort et je désirais
m’envoler avec lui. Quand il était calme, il me donnait de la
sérénité et quand il soufflait fort, il m’empêchait de le
suivre mais m’enseigna à être calme malgré mon manque de
respiration. Je ressentais comme ce vent souffrait quand il était
calme et comme il était libre quand il soufflait de sa puissance.
Quand je suis apaisé, le vent est attristé et quand le vent souffle
de sa puissance, c’est moi qui souffre. C’est toute une
histoire d’amour entre moi et le vent qui se manifeste
intérieurement.
-
Claude : Tu m’as parlé d’un amour
intérieur qui nie l’équilibre car ton expérience révèle que
chacun d’entre nous devons souffrir pendant que l’autre
est apaisé et vice versa
-
Michel : C’est exact, c’est comme
quand une personne est en difficulté qui te parle de ses problèmes,
elle te dira ses problèmes et toi tu encaisses tout ce
qu’elle va te dire et elle, elle se soulage car elle a vidé
son sac.
-
Claude : Mais il peut quand même avoir un
équilibre entre celui qui subit et celui qui
parle ?
-
Michel : Peut-être mais cet équilibre doit être
seulement dans le besoin, c’est à dire si une personne rend
un service moral, elle ne doit pas penser qu’elle lui doit un
service, voilà l’équilibre, juste ce que nous avons besoin
dans les moments difficiles. La vie, pour moi, n’est pas un
jeu où tout se donne et se rend, manifester de la compassion pour
les autres est un domaine accessible à tous à partir du moment où
nous l’avons choisi, où nous nous sommes engagés ; il va
de soi que nous avons aussi besoin de vider notre sac pour garder
une tolérance qui est nécessaire au don de soi. Tu as vécu un peu
le même type d’expérience que moi dans les
montagnes.
-
Claude : C’est vrai que
l’expérience des chutes d’eau et le vent
ont une similitude méditative, dans la faculté de la chute
d’eau et le vent d’apaiser l’esprit et de le
faire souffrir. Peut-on dire que peut importe l’expérience
mais quelles sont différentes et autant enrichissante l’une
que l’autre ?
-
Michel : Oui, moi je suis allé dans le désert
pour affronter la chaleur qui m’est difficile et toi tu es
allé dans les montagnes qui pour toi t ‘es difficile.
C’est comme si nous essayions de ressentir ce que
l’autre aimait car toi tu aimes le chaud et moi j’aime
le froid et nous sommes aller affronter notre personnalité
cachée
-
Claude : Ce que tu dis est vrai, la
connaissance de soi passe aussi par ce que nous aimons où nous fais
souffrir
-
Michel : Mais quelle est la limite entre ce que
l’on accepte et ce que l’on refuse ? Car soit nous
acceptons, soit nous refusons ou soit on ne se prononce
pas
-
Claude : Ta question est sensée mais nous ne
pouvons y répondre pour le moment, peut être qu’un jour on
pourra y répondre mais il est encore trop
tôt
-
Michel : Tu as sûrement
raison
-
Claude : Mais quel est le plus important,
développer une expérience où en expérimenter un nombre
incalculable ?
-
Michel : Je pense que nous en avons déjà
explorés un certain nombre et que par l’expérience, nous
faisons des choix par nous-même là où on se sent le
mieux.
-
Claude : Moi, personnellement, ce n’est
pas là où je me sens le mieux que je me dirige mais là où
j’ai besoin de progresser.
-
Michel : Moi, je ne parlais que du départ,
quand on se cherche, il va de soi qu’après une exploration de
divers chemins, nous choisissons ce qui pourrait nous faire
progresser mais je dirai juste que je préfère privilégier quelques
domaines pour mieux les approfondir sans rejeter les autres
domaines.
-
Claude : Tu as raison, je suis passé
par me chercher avant de voir les autres aspects que de se sentir
bien quelque part
-
Michel : Rappelons-nous que nous sommes juste
des êtres humains, et ne pouvons avoir toujours raison, tous ce que
l’ont dit n’est pas toujours vrai car nous pouvons nier
que l’être humain fait des erreurs et c’est ce qui nous
fait progresser mais l’essentiel c’est de rester
soi-même en utilisant son esprit par rapport à ce que l’ont
est avec un effort de remise en question.
-
Claude : Que de chemins à
parcourir ?
-
Michel : Nous ne sommes pas nés pour
s’amuser mais pour progresser
-
Claude : nous allons nous quitter sur cette
discussion et nous retrouver comme
d’habitude.
Michel : Au revoir